LES OBSTACLES >>> EN SAVOIR PLUS
Le manque de lisibilité politique des causes des inégalités actuelles auquel
s’ajoute la multiplicité des organisations de solidarités ne facilite pas la
compréhension des problèmes sociaux actuels par le citoyen lambda. Prenons le cas
des mouvements de grève d’octobre novembre 2007 contre la suppression des régimes
spéciaux de retraite notamment celui des cheminots.
- Dans une première étape le gouvernement mise sur la gène des usagers et donc de
l’impopularité de la grève pour ne rien négocier en contrepartie.
-Les grévistes eux sont conscients que dans le même temps Sarkozy s’est
auto-augmenté son salaire (173%) et n’a pas touché à des régimes bien
plus spéciaux que sont par exemple ceux des députés et des sénateurs.
Ils savent aussi que les mesures fiscales prises en faveur des contribuables
les plus fortunés sont d’un coût bien plus important que ceux des régimes spéciaux.
Enfin les plus anciens, au regard de l’ambiance de travail qui s’est détériorée
au fil des années se sentent floués par cette mesure qu’ils n’avaient pas
consentie lors de leur engagement à la SNCF.
- D’un côté il faut reconnaître la gène des usagers devenant de plus en plus
importante au fil des jours de grève. La légitimité de cette grève est amoindrie
par le fait que la grande majorité des salariés doit actuellement travailler 40 ans
pour obtenir une retraite qui n’est pas dans bien des cas plus élevée que celle
des cheminots qui sont à 37,5années.
- L’attitude des organisations syndicales n’est pas facile dans un tel contexte
parce il y a d’un côté le mécontentement d’une grande partie de la population et
d’un autre celui des cheminots qui ne comprennent qu’une chose : leurs acquis
sociaux sont attaqués.
- Il y a sur le terrain une première stratégie syndicale dénonciatrice qui
s’appuient sur le mécontentement des cheminots en mettant une parenthèse sur
les inconvénients pour les usagers et sur les questions posées par la disparité
des différents régimes de retraites. A l’autre extrémité une stratégie plus
réformiste expliquant les problèmes aux grévistes,
en demandant de suspendre la grève afin de négocier.
Les tenants et aboutissants de ces deux approches sont-elles bien comprises parmi
les cheminots et autres salariés ? Les explications entre les partisans de chacune
de ces approches sont difficiles. Pour sortir de cette impasse nous avons besoin
de nous ouvrir aux autres multiples problèmes de la société.
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