Citoyenneté Internationale Solidarité 35


LES OBSTACLES >>> EN SAVOIR PLUS
Aujourd’hui comme bien avant la révolution d’autres acteurs ont du combler les vides laissés par l’Etat en matière de solidarité. Dans un premier temps l’Eglise s’est occupée des pauvres qui vagabondaient aux alentours des villes. Puis on a vu l’apparition des syndicats et des associations. Il est donc utile aujourd’hui de regarder en détail les différentes attitudes par rapport aux revendications et aux solidarités pour voir les limites de nos actions.

Prenons le cas d’un syndicat de salariés, le premier souci de l’adhérent lambda d’une entreprise donnée est d’acquérir ou de préserver ses propres droits. Dans bien des cas il s’adressera au responsable où il est « encarté » pour assurer sa défense individuelle. Plus rarement il participera à l’action collective. Pourtant dans ce dernier cas il espère tirer bénéfice de son action qui ne dépasse pas la collectivité des salariés de son entreprise.

obstacles_1_sp Mars 2006, Manifestation anti- CPE place de la Mairie à Rennes. Il arrive que des projets de loi soient perçus comme une menace aux intérêts de l’ensemble de la population. Alors il y a des mobilisations plus importantes


Le salarié perçoit donc le terrain revendicatif de son entreprise comme représentant ses propres intérêts. Par contre pour ce qui est des différentes formes de la solidarité en direction d’autres populations il se sent très rarement concerné.

L’attitude du militant d’associations de solidarités met en avant un autre aspect : il est solidaire d’une population locale ou d’un autre pays mais il ne fait pas partie de cette population. Il n’est pas dans le même bateau et peut donc avoir ses propres revendications d’entreprise, ses propres ambitions de niveau de vie tout en s’accordant une quantité déterminée de temps ou d’argent en solidarité à une population donnée.

On peut en conclure que les liens entre la défense des autres couches de la population et celle de ses propres intérêts ne sont pas évidents pour un individu. Les liens entre nos actions revendicatives ou de solidarité et nos propres modes de vie le sont encore moins.

Voulons nous que nos solidarités représentent un minimum nécessaire pour nos bonnes consciences ? Si ce n’est pas le cas, nous sommes interpellés sur nos modes de vie actuelles

Il existe bien des actions pour demander des améliorations du fonctionnement des institutions internationales ou pour exiger d’autres comportements des multinationales, une autre fiscalité… Il suffirait donc que les syndicats et associations aient plus d’adhérents et plus d’influence ? Non, il faut aussi de nouveaux comportements et d’autres approches que celles qui prévalent actuellement. Voir le menu « Les obstacles cachés »

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