LES OBSTACLES >>> EN SAVOIR PLUS
Aujourd’hui comme bien avant la révolution d’autres acteurs ont du combler les
vides laissés par l’Etat en matière de solidarité. Dans un premier temps l’Eglise
s’est occupée des pauvres qui vagabondaient aux alentours des villes.
Puis on a vu l’apparition des syndicats et des associations. Il est donc utile
aujourd’hui de regarder en détail les différentes attitudes par rapport aux
revendications et aux solidarités pour voir les limites de nos actions.
Prenons le cas d’un syndicat de salariés, le premier souci de l’adhérent lambda
d’une entreprise donnée est d’acquérir ou de préserver ses propres droits.
Dans bien des cas il s’adressera au responsable où il est « encarté » pour assurer
sa défense individuelle. Plus rarement il participera à l’action collective.
Pourtant dans ce dernier cas il espère tirer bénéfice de son action qui ne dépasse
pas la collectivité des salariés de son entreprise.
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Mars 2006, Manifestation anti- CPE place de la Mairie à Rennes.
Il arrive que des projets de loi soient perçus comme une menace aux intérêts
de l’ensemble de la population. Alors il y a des mobilisations plus importantes
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Le salarié perçoit donc le terrain revendicatif de son entreprise comme représentant
ses propres intérêts. Par contre pour ce qui est des différentes formes de la
solidarité en direction d’autres populations il se sent très rarement concerné.
L’attitude du militant d’associations de solidarités met en avant un autre aspect
: il est solidaire d’une population locale ou d’un autre pays mais il ne fait
pas partie de cette population. Il n’est pas dans le même bateau et peut donc
avoir ses propres revendications d’entreprise, ses propres ambitions de niveau
de vie tout en s’accordant une quantité déterminée de temps ou d’argent en
solidarité à une population donnée.
On peut en conclure que les liens entre la défense des autres couches de la
population et celle de ses propres intérêts ne sont pas évidents pour un individu.
Les liens entre nos actions revendicatives ou de solidarité et nos propres modes
de vie le sont encore moins.
Voulons nous que nos solidarités représentent un minimum nécessaire pour nos
bonnes consciences ? Si ce n’est pas le cas, nous sommes interpellés sur nos
modes de vie actuelles
Il existe bien des actions pour demander des améliorations du fonctionnement
des institutions internationales ou pour exiger d’autres comportements des multinationales,
une autre fiscalité… Il suffirait donc que les syndicats et associations aient plus
d’adhérents et plus d’influence ? Non, il faut aussi de nouveaux comportements et d’autres
approches que celles qui prévalent actuellement. Voir le menu « Les obstacles cachés »