Les entreprises cherchent à réduire au maximum les coûts de main d’œuvre.
Pour ce faire elles réorganisent la distribution du travail et les sites de
productions. Les conditions de travail se dégradent. De nombreuses entreprises
se délocalisent du Nord vers le Sud, de l’Ouest vers l’Est et même d’un pays
du Sud à l’autre.
Les entreprises françaises du bâtiment et des travaux publics ont déjà eu recours
à la main-d’œuvre de salariés de pays du Sud. Le secteur de l’agriculture a
aujourd’hui recours à des salariés de l’Europe de l’Est qui sont moins bien
rémunérés. Flexibilité et sous-traitance sont utilisées pour diminuer les coûts
de main d’œuvre. De plus, les entreprises du nettoyage et de la grande
distribution recourent fréquemment à des contrats à temps partiel imposé.
Ce sont les femmes qui sont le plus exposées par ce type de contrat.
D’autres entreprises comme EDF GDF, les Télécom, la Poste confient certains secteurs
aux entreprises privées puis… prennent le statut d’entreprise privée avec les conséquences
que l’on connaît non seulement pour les conditions de travail des salariés mais aussi
au niveau de la détérioration du service rendu au public.
Pour les salariés du Sud la recherche du moindre coût de la main d’œuvre entraîne
des conditions de vie et de travail encore plus difficiles
-Salaires de 3 à 5 dollars / jour pour une ouvrière thaïlandaise au lieu de
20 dollars pour un ouvrier américain ou européen
-Grande flexibilité dans l’habillement et les articles de sport : jusqu’à 16 heures par jour
avec 6 et parfois 7 jours sur 7 pour une ouvrière thaïlandaise.
De telles situations sont totalement inacceptables.
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Les multinationales de la banane communiquent parfois sur leurs codes de conduite.
Mais, elles tolèrent très difficilement la présence de syndicats dans leurs plantations.
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